Accueil Ecologie L’Agence française pour la biodiversité : quelle déclinaison en outre-mer ?

L’Agence française pour la biodiversité : quelle déclinaison en outre-mer ?

Commentaires fermés
0
277

biodiversite.110215

Ce mercredi 11 février, le Député participait, à l’invitation de la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, à un colloque qui avait pour thème : la déclinaison en outre-mer de l’Agence française pour la biodiversité.

Cet évènement se développait en 4 tables rondes, dont les thèmes étaient :

  • Quelles missions pour les antennes de l’AFB dans les outre-mer ?
  • Quels moyens pour l’exercice des missions des antennes de l’AFB dans les outre-mer ?
  • Quelles implantations pour les antennes ultramarines de l’AFB ?
  • Quelle gouvernance pour les antennes de l’AFB dans les outre-mer ?

biodiversite.2.110215Stéphane Claireaux s’est exprimé au cours de la première table ronde, aux côtés de ses collègues parlementaires Serge Letchimy (Député Martinique), Victorin Lurel (Député Guadeloupe), Maïna Sage (Député Polynésie) et Georges Patient (Sénateur Guyane).

Après une courte présentation du contexte géographique de l’Archipel, le Député de l’Archipel a expliqué que peu d’établissements publics en matière de biodiversité étaient présents à Saint-Pierre-et-Miquelon. En effet, par exemple les 3 établissements qui fondent l’AFB ne sont pas représentés sur le territoire. Il s’agit de l’Agence des aires marines protégées, de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, ainsi que des Parcs nationaux de France.

Localement, les acteurs de la biodiversité sont :

  • les 3 collectivités
  • l’Etat à travers la DTAM
  • la Fédération de chasse
  • la Fédération de pêche en eau douce
  • l’association écologique « Frag’îles »
  • 3 établissements publics : ONCFS – Conservatoire du littoral – IFREMER

Malheureusement, il n’existe pas à Saint-Pierre-et-Miquelon d’instance de concertation Etat/collectivités, donc aucune vision collective de la problématique biodiversité pour mettre en place une politique et des objectifs communs et cofinancer certaines actions.

Le Député a ensuite exprimé ce qu’il attend de la déclinaison locale de l’AFB. Il faut que celle-ci puisse être une interface directe avec le Ministère du Développement durable et de l’Energie, qu’elle puisse coordonner les actions des acteurs présents afin de définir une stratégie cohérente de tous les intervenants dans les domaines de la connaissance, de la protection des espèces, de l’éducation à l’environnement. Elle doit aussi être une assistance technique et stratégique dans la recherche de partenariats avec des universités et les autorités canadiennes. Elle devra également assurer une assistance à la prospection de crédits et à la structuration de l’action associative.

Pour conclure, Stéphane Claireaux a souhaité ouvrir le débat sur le découpage en 3 bassins (Atlantique – Pacifique – Océan indien) de l’AFB outre-mer.

Ce découpage n’a pour lui pas grand sens, car si l’on peut imaginer les similitudes entre les problématiques de la Martinique et de la Guadeloupe, celles-ci diffèrent déjà beaucoup de celles de la Guyane, pourtant proche… que dire alors des problématiques de Saint-Pierre-et-Miquelon qui fait lui aussi partie de ce bassin Atlantique ?

Une réflexion qui a trouvé écho auprès de nombreux participants à ce colloque.

 

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par depute975
Charger d'autres écrits dans Ecologie
Les commentaires sont fermés.

Consulter aussi

Les systèmes d’alertes précoces face aux catastrophes climatiques (CREWS)

Mardi 1er décembre, Stéphane Claireaux assistait à la conférence sur les systèmes d’…