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Assises de la mobilisation de l’Ecole et de ses partenaires pour les valeurs de la République

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Après les attentats qui ont visé le cœur des valeurs républicaines, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté le jeudi 22 janvier 2015, onze mesures issues de la grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République. Transmission des valeurs républicaines, laïcité, citoyenneté et culture de l’engagement, lutte contre les inégalités et mixité sociale, mobilisation de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sont au centre de ces mesures. La grande mobilisation pour les valeurs de la République est celle de toute l’École, y compris l’enseignement agricole et l’enseignement privé sous contrat.
Ce jeudi 19 mars s’est tenue à Saint-Pierre l’ouverture des Assises de la mobilisation de l’Ecole et de ses partenaires pour les valeurs de la République. Etaient invités à siéger les parlementaires, les élus des collectivités, les institutionnels et services de l’Etat, les représentants des élèves et des parents. Trois tables rondes à thèmes étaient proposées aux différents intervenants. Elles seront suivies cette semaine d’ateliers de travail dont les propositions seront transmises au Ministère de l’Education Nationale.
Le discours d’ouverture a été conjointement prononcé par le Préfet de l’Archipel, Jean-Christophe BOUVIER et la Chef des Services de l’Education nationale de Saint-Pierre-et-Miquelon, Régine VIGIER, dressant le cadre contextuel national et local. Le but de ces assises est d’ouvrir le débat et de faire émerger des pistes pour mieux intégrer les jeunes dans leur milieu scolaire et social.
La Table ronde 1 avait pour thème « Comment associer pleinement les parents d’élèves à la mission éducative ? ». La deuxième séquence posait la question de « Comment favoriser le travail conjoint des collectivités territoriales, l’éducation nationale et l’ensemble des services de l’Etat pour la réussite éducative des jeunes ? ».
Le Député siégeait pour sa part à la Table ronde n°3, ayant pour objet « Comment mobiliser les acteurs associatifs, le monde économique et la société civile pour soutenir l’Ecole dans son action contre des déterminismes sociaux et territoriaux ? ». Stéphane Claireaux a insisté sur le fait que la réponse institutionnelle aux besoins des jeunes ne peut être suffisante. Fort de son expérience de Président de l’association « Saint-Pierre Animation » pendant plus de 20 ans, il est convaincu que la réponse recherchée doit être combinée au tissu associatif, plus fédérateur et sensibilisateur. L’exemple du « Point Jeunes » , maison créée par et pour les jeunes au début des années 90, aujourd’hui disparue, est le type même de projets à mener pour éradiquer les déterminismes sociaux. Les jeunes doivent se sentir chez eux, dans une maison encadrée et structurée. Le Député a également donné d’autres exemples, tels « Les Brigades Vertes », le Club Grand « A », les chantiers de jeunes… qui étaient eux aussi des émanations de « Saint-Pierre Animation ». Leur but : la sensibilisation des jeunes au patrimoine, à l’environnement et à la vie citoyenne. Les jeunes étaient alors acteurs et force de proposition !
De l’ensemble des interventions, à la fois des invités et du public, quelques suggestions ont émergé :
·      De nombreux dispositifs et instances existent localement mais dont on peut déplorer le manque de coordination entre eux. Les personnes ressources ne sont pas aisément identifiables par les parents et les jeunes. De nouveaux vecteurs de communication ou un médiateur sont à envisager pour ouvrir le dialogue.
·      L’absence de psychologue scolaire au sein des établissements privés est un frein à la détection de problèmes et ne facilite pas la lutte contre le décrochage scolaire des enfants.
·      Il n’existe pas de passerelle pour les plus petits entre la crèche et l’école. Elle permettrait une meilleure approche des enfants en difficulté.
·      Le temps périscolaire pourrait être mis à profit pour les parents et les enfants : un lieu d’accueil offrant des ateliers ou animations menés par des bénévoles (adolescents et/ou personnes âgées), des associations ou des services de l’Etat.
·      La sensibilisation des jeunes à la citoyenneté serait exacerbée par la création d’un « Conseil de Jeunes ». Cette assemblée « unique » pourrait disposer d’un budget et de prises de décisions concrètes.
·      Un dispositif psychologique anonyme d’écoute est souhaitable dans les plus brefs délais afin de répondre au mieux à la détresse de certains jeunes. A terme un Point d’Accueil et d’Ecoute Jeunes (PAEJ) devrait voir le jour localement.
·      La création d’associations au sein des établissements scolaires développerait l’esprit associatif et d’initiative citoyenne.
·      Une journée forum regroupant les associations locales pourrait être organisée afin de sensibiliser et d’intégrer les jeunes.
Toutes ces réflexions et propositions de mesures seront compilées et étudiées en ateliers dans les prochains jours, en gardant comme objectif de permettre aux jeunes de s’épanouir dans le respect des valeurs de la République.
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