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Le député Stéphane Claireaux quitte la table des négociations du Conseil Consultatif des Pêches Franco-Canadien

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Alors que selon les discussions bilatérales des derniers mois, nous nous dirigions vers un statu quo concernant le TAC (Taux Admissible de Capture) de morue du 3PS, les Canadiens changent leur fusil d’épaule en proposant à la dernière minute une nouvelle baisse de 20% du TAC pour la saison 2018-2019.

Si la délégation française ne conteste pas l’inquiétude des scientifiques concernant la santé du stock de morue du 3PS et souhaite participer activement à une gestion plus durable du stock en difficulté, il n’en demeure pas moins que les pêcheries de l’Archipel ne peuvent supporter de descendre sous un certain seuil de tonnage de poisson à pêcher et à traiter pour pouvoir survivre.

Après avoir accusé le coup de la baisse de 50% du TAC l’an passé, il n’est pas admissible pour le député d’accepter une nouvelle baisse de 20% sans contre-partie d’autres captures pour nos pêcheurs.

Tout au long des échanges de l’après-midi, la partie canadienne a campé sur ses positions, opposant des refus systématiques aux 4 propositions françaises successives, sans jamais de leur côté émettre une seule proposition ni concession.

Cette attitude inflexible marque pour le député, le refus du Canada de reconnaître aux pêcheurs de l’Archipel le droit de travailler, alors que l’esprit initial de l’accord de 1994 sur la pêche était justement d’allouer aux pêcheurs de Saint-Pierre-et-Miquelon les quotas suffisants pour pouvoir vivre de leur métier.

Pour Stéphane Claireaux, il est inéquitable et il n’est pas acceptable de faire supporter une contrainte identique à un archipel de 6000 habitants et à un grand pays comme le Canada. Les conséquences socio-économique seraient beaucoup plus impactantes sur une petite communauté comme la nôtre et ruineraient les efforts en investissement consentis ces derniers mois par l’Armement Le Garrec et la dynamique impulsée du côté de la pêche artisanale avec le projet de création de coopérative.

Avant de quitter la table des négociations, le député de l’Archipel a déclaré que si le Canada avait aussi peu de respect pour Saint-Pierre-et-Miquelon – le seul territoire européen proche de ses côtes – il était très inquiet quant à l’attitude future du Canada dans le cadre de l’Accord Union-Européenne / Canada (CETA), que le Parlement Français doit – ou pas – ratifier dans les prochains mois.

Aussi Stéphane Claireaux a prévenu la délégation canadienne, que par son attitude inflexible, elle venait de le convaincre de militer auprès de ses collègues de l’Assemblée nationale contre la ratification du CETA par l’Etat Français.

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