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Colloque Îles 2019 : Des îles et des arts…

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Les auteurs Hervé Hamon, Gwenaelle Abolivier et Alexis Gloaguen pendant la table ronde Littérature et iles

Vivre sur une île ou aller sur une île, est-ce plus inspirant pour un artiste?

C’est une des nombreuses questions qui ont été posées au colloque Iles 2019 qui se tient à Brest toute cette semaine.

Un colloque qui interroge les nombreux rapports des sociétés humaines aux îles qu’elles peuplent. Parmi ces liens, celui de la créativité était au centre des discussions ce jeudi matin.

En quoi vivre sur une île peut stimuler la créativité ?

Les diverses contributions ont mis en évidence un paradoxe : stimulante ou repoussante, l’île inspire des sentiments contradictoires. Favorise-t-elle la création ? Ou au contraire l’isolement est-il un frein ? Chacun des auteur invités durant cette semaine à, a sa manière, répondu à cette question…

La journaliste reporter et auteure Gwenaëlle Abolivier a résidé 3 mois dans le sémaphore de l’île d’Ouessant. C’est pendant, et à la suite de ce séjour, qu’elle écrit le récit de son livre « Tu m’avais dit Ouessant » paru chez Le mot et de reste. Face à la mer et sous les faisceaux du grand phare, l’auteure a vécu cette expérience comme une renaissance dans le passage et l’exil que représente l’écriture. L’isolement était pour elle une condition indispensable à l’écriture. Comme un repli nécessaire, dans le silence de l’île, du phare et de soi-même, pour pouvoir entendre les mots à coucher sur le papier.

A ses côtés pour témoigner lors de cette table-ronde, l’écrivain Alexis Gloaguen, bien connu des Saint-Pierrais et Miquelonnais, a livré au public une vision tout autre. L’écrivain, venant d’une île, a ressenti le mouvement exactement inverse. Lui qui a fait l’expérience d’écrire en habitant sur une île témoigne de la difficulté d’y écrire. Le mutisme s’installe à mesure que les années passent, car la proximité, l’intimité, et la pudeur nécessaire empêchent toute entreprise de vérité. Mais alors comment dire les choses malgré tout, dans le souci de l’autre ? Sans les dire, ou en les disant autrement ? La poésie a été pour Alexis Gloaguen une réponse : parler de la nature de Saint-Pierre, celle de Miquelon, qui ont toujours été pour lui une source profonde d’inspiration.

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