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« Maroni » saison 2 : une belle opportunité pour l’Archipel

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Lorsqu’en septembre 2018, Stéphane Claireaux reçoit pour la première fois à l’Assemblée nationale le producteur de Frenchkiss Pictures, Noor Sadar, c’était pour échanger sur les problématiques de la production audiovisuelle en outre-mer en générale. Quelle ne fût pas sa surprise et sa satisfaction lorsque, quelques semaines plus tard, Noor Sadar le rappelle pur lui dire : « Je vais proposer à ARTE de tourner la saison 2 de « Maroni » chez toi… ».

Après plusieurs mois de négociation et de recherches de financements, le tournage est aujourd’hui en cours. Chacun aura pu remarquer l’imposante logistique développée à travers la ville de Saint-Pierre par les équipes de Frenchkiss Pictures, qui tournent depuis le 7 janvier la seconde saison de la série thriller d’ARTE, dont la première saison tournée en Guyane a connu un véritable succès. La preuve, pour cette seconde saison, la chaîne commande à la production 6 épisodes, alors que la première saison n’en comptait que 4.

En plus de la visibilité et de la promotion que ne manquera pas de nous apporter cette production, comme l’ont démontré Stéphane Claireaux et Maina Sage dans leur rapport sur la filière audiovisuelle en outre-mer, les tournages dans nos territoires sont des opportunités économiques à fort effet de levier.

Le député s’est rendu à plusieurs reprises sur le tournage et a pu faire un point d’étape avec la production.

L’équipe « Maroni » c’est une quarantaine de personnes (comédiens, techniciens, maquilleuses… ) déplacés à SPM durant 3 mois. Une quarantaine de personnes qu’il faut loger, nourrir, transporter, et qui dans leurs moments libres, fréquentent aussi les établissements publics et les commerces.

Pour la partie tournage, la production a fait appel à une douzaine de techniciens locaux, 11 comédiens et une centaine de figurants.

Pour la partie régie, décors et costumes, logistique, restauration, hôtellerie… plus de 45 entreprises et fournisseurs différents ont été sollicités, auxquels ont peut rajouter quelques associations et particuliers.

Cela représente à date, plus d’1 million d’euros de retombées sur l’Archipel.

Des retombées donc significatives, que les institutionnels du territoire ont maintenant bien compris en participant pleinement à faciliter les conditions de tournage, voire même à participer au financement. C’est à saluer !

Pour terminer, autre facteur important : au-delà de l’aspect économique et financier, le tournage d’une production audiovisuelle, que ce soit un film, une série ou un documentaire, c’est aussi souvent de belles rencontres et des échanges riches avec la population. On a pu encore le constater dernièrement avec l’équipe de « Ça tourne à SPM » qui a tissé de véritables liens avec l’Archipel.

Alors poursuivons dans cette voie. Nous n’aurons peut-être pas des tournages de fiction tous les ans, mais nous avons des atouts certains à faire valoir, des compétences, des paysages singuliers pour un territoire Français… Saint-Pierre et Miquelon, à l’instar d’autres territoires ultramarins, doit aussi pouvoir se positionner comme terre de tournages.

  • Le reportage de SPM 1ère :

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